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L’ADIE S’ENGAGE POUR L’ENTREPRENARIAT AU FEMININ

9 mars 2023

Caen le 8 mars 2023

En France, seulement 39 % des créations d’entreprise sont réalisées par des femmes* freinées par de
nombreuses discriminations et inégalités. Elles représentent en 2022 42 % des entrepreneurs que l’Adie
accompagne en Normandie.
À l’occasion de la Journée pour les Droits de Femmes, l’association met en lumière les femmes créatrices,
en s’appuyant sur une étude inédite sur les freins que rencontrent les femmes entrepreneures et à travers
des événement dédiés.

Parce que le chemin vers l’entrepreneuriat demeure inégalitaire pour les femmes

Si les femmes sont autant tentées par la création d’entreprise que les hommes et que leurs motivations sont sensiblement les mêmes, elles démarrent néanmoins avec plus de difficultés socio-économiques.

Les équipes de l’Adie Normandie constatent sur le terrain que les projets féminins sont de moindre envergure et dans des secteurs comme les services ou le commerce sédentaire. Il en résulte une cascade de conséquences inégalitaires. Elles sollicitent moins souvent l’Adie pour être financées et quand elles le font, les plans de financement sont plus modestes,
les conduisant à obtenir des prêts aux montants inférieurs de 33% en moyenne à ceux accordés aux hommes. De plus, leurs
activités génèrent également des chiffres d’affaires de 34 % inférieurs à ceux des hommes et sont un peu moins pérennes,
notamment parce que la crise les a plus durement touchées.

Les principales raisons qui empêchent les femmes qui entreprennent

L’étude inédite confiée par l’Adie au groupe Egæ, avec le soutien de la Direction générale de la cohésion sociale, démontre que les femmes qui entreprennent doivent faire face à des obstacles spécifiques.

Parmi les freins que rencontrent les femmes dans leur parcours de création d’entreprise figure, en premier lieu, pour plus de la moitié d’entre elles, la difficulté d’accès au financement : en France, elles ont en effet deux fois plus de chances de se voir refuser un prêt que les hommes. Mais il y a aussi des freins qui traversent la société, au-delà du sujet de l’entrepreneuriat, mais qui ont des impacts majeurs.

La charge familiale incombe toujours essentiellement aux femmes. Il en résulte que pour ¼ d’entre elles, l’articulation entre les temps personnel et professionnel représente une difficulté majeure pour la concrétisation de leur projet, à tel point que les femmes ont deux fois plus de chances d’y renoncer qu’un homme pour ce motif.

Enfin, 1 femme sur 5 se plaint autant du sexisme que du manque de soutien de leur entourage qui en est le principal responsable. « Il faut déconstruire les stéréotypes sans créer de nouvelles injonctions. L’entrepreneuriat des femmes, c’est avant tout une question de droit fondamental et de justice sociale tout en étant un puissant volet de développement économique pour notre région. Toutes celles qui veulent entreprendre devraient pouvoir le faire, pas juste celles qui ont des diplômes, du réseau, de l’argent ou encore des métiers dits ‘’masculins’’. », déclare Fabienne Kerzerho, Directrice Adie Grand Ouest.

L’ADIE S’ENGAGE POUR UNE VÉRITABLE PARITÉ DE L’ACCÈS AU DROIT À L’INITIATIVE ÉCONOMIQUE

Face à ces constats, l’Adie Normandie se mobilise pour permettre aux femmes dont les projets n’ont pas accès au crédit bancaire de créer et développer leur entreprise. Alors que les femmes ne représentent que 40% des demandes de microcrédit professionnel, l’Adie équilibre cette disparité en en finançant 44%, une proportion en progression dont l’association se réjouit mais ne se contente pas.

« On ne peut pas uniquement viser 50% de créatrices d’entreprise quand on sait que les inégalités sont complexes et multiples. Il faut regarder les plans de financement, les secteurs d’activité, les montants des financements accordés, la pérennité des entreprises, l’envergure des projets… », explique Fabienne Kerzerho, Directrice Adie Grand Ouest.

Bien que certains freins dépassent son champ d’action, l’Adie Normandie compte s’engager pour contribuer aux solutions. Face au syndrome de l’imposteur qui saisit un quart des créatrices d’entreprise et au manque de soutien de l’entourage, l’association propose des accompagnements collectifs dont les femmes se saisissent, plus que leurs homologues masculins, pour s’entourer d’un réseau solidaire de femmes entrepreneures.

Pour découvrir l’ensemble de l’étude sur l’entrepreneuriat des femmes menée par l’Adie et le portrait de deux entrepreneures normandes, rendez-vous ici : https://fromsmash.com/Entreprendreaufeminin

adie.org

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